House of Finn Juhl

Canapé Little Mother

design Finn Juhl, 1945

Le canapé «Petite Mère» nous fait entrer dans l'histoire d'un poète danois romantique et de sa femme. Tous deux vivaient dans une petite ferme décorée d'un canapé conçu par Finn Juhl. Ce endroit est devenu un incontournable de la culture populaire danoise grâce à la bande dessinée «Le poète et la petite mère» de Jørgen Mogensen, publiée quotidiennement dans Politiken de 1950 à 2003 – ce qui en fait la bande dessinée la plus durable du monde !


D’où venait ce canapé ? L’histoire raconte que le maître menuisier Niels Vodder, qui fabriquait les meubles de Finn Juhl, a offert à sa fille Kirsten le prototype d'un petit canapé en 1945. Kirsten Vodder était mariée au poète Frank Jæger, dont l'activité préférée était de s'allonger sur le canapé et de méditer sur les événements de la vie. L'ami proche de la famille et l'illustrateur Jørgen Mogensen passait beaucoup de temps chez eux, ce qui inspira la bande dessinée.


Le canapé est disponible en deux longueurs et présente une courbure légère et naturelle vers le centre. La forme organique et le rembourrage serré accentuent joliment l'expression sculpturale du canapé. Sa forme épouse le corps assis, le rendant confortable dans toutes les positions. Il n'y a pas d'arêtes vives contre le corps, juste des formes arrondies douces qui céderont légèrement.


Le canapé «Little Mother» est entièrement fabriqué à la main, dans les moindres détails. Il est construit à l'ancienne, avec un solide cadre aveugle  et un rembourrage cousu à la main. En hibernation depuis 1945, le canapé Little Mother est toujours aussi pertinent, 75 ans après sa naissance, tant pour la décoration d'une maison que d’un élégant hall d'hôtel.

Pieds chêne, noyer ou noir

Revêtement tissu 

Hauteur d’assise 41 cm – Hauteur totale 78 cm – Profondeur 86 cm – Longueur 136 ou 216 cm  

canapé 2 places

L136 cm

à partir de 7260 €

canapé 3 places

L216 cm

à partir de 7980 €

> explorer les tissus et cuirs

chêne

noyer 

noir

Finn Juhl

Adolescent, Finn Juhl (1912-1989) voulait devenir historien de l'art après s'être passionné pour les beaux arts dès l’enfance. Son père l'en empêcha et il entreprit des études d'architecte. Plus tard, une fois sa renommée de designer de meuble acquise, il parlera de lui-même comme d'un autodidacte, en référence certainement à cette vocation contrariée qui l'obligea à cheminer intellectuellement de manière solitaire. Son style très singulier doit  beaucoup à cette trajectoire non linéaire, avec une interprétation très peu académique de l'art visible dans son travail. Finn Juhl démarra ses études en 1930, une époque clef qui vit la naissance du design et du mobilier moderne.


Ses bureaux ultramodernes, au centre de Copenhague, accueillaient ses visiteurs avec un immense poisson en papier japonais, symbole de l'imagination. Et plutôt que d'aborder la conception de meubles sous un angle fonctionnel, à la manière classique, Finn Juhl abordait son travail à la manière d'un sculpteur. Il cherchait la beauté du volume et de la forme, la vie et l'expressivité. Une approche qui, dans les années 1940 et 1950, était totalement inédite. Pour Finn Juhl, il était évident qu'un meuble ne pouvait se limiter à une fonction, mais devait également exprimer une sensibilité artistique.


S’il reste mondialement célèbre pour son mobilier, Finn Juhl a aussi réalisé plusieurs projets d’architecture intérieure et quelques produits industriels, dont des machines à écrire IBM. Il connut son plus grand succès commercial avec la société Baker, aux Etats-Unis, qui lui permit de produire en grande série plusieurs pièces de mobilier.

En tant qu’architecte, il est connu pour l’aménagement intérieur du Conseil des Nations Unies à New York.