Björn Borg, retour gagnant
Malheureux en affaires et en amour depuis sa retraite des courts de tennis, il y a vingt-six ans, Björn Borg a enfin trouvé l'équilibre auprès de sa jeune épouse suédoise et renoué avec le succès en associant son nom à une ligne de sous-vêtements qui sera bientôt distribuée à Paris.
Si Björn Borg avait encore un doute sur sa place dans le coeur de ses compatriotes, il est désormais rassuré. Malgré la concurrence de Greta Garbo, d'Alfred Nobel et d'Ingmar Bergman, c'est son portrait qui vient d'être accroché à côté de celui du roi Carl Gustav XVI, à la sortie de l'aéroport de Stockholm. Pour l'ancien champion de tennis, qui sort de vingt-six ans de relations houleuses avec la Suède, cette reconnaissance est le signe d'une nouvelle vie. « Je n'ai jamais été aussi heureux », lâche-t-il en sortant, exceptionnellement pour Le Figaro, de sa discrétion légendaire.
Ses cheveux blonds sont toujours coiffés vers l'arrière, son regard bleu est assorti à son pull. Il a le teint bronzé et, sous ses vêtements, des abdos à faire pâlir d'envie Yannick Noah.
« Cela m'a pris vingt ans, mais, heureusement, je me suis enfin trouvé. Il y a six ans, j'ai rencontré Patricia, une Suédoise de 31 ans qui jouait au tennis pour s'amuser dans le même club que moi à Stockholm. Elle était agent immobilier, mariée et avait déjà deux enfants. Je l'ai quand même invitée à dîner et cela a fait smash. »
Côté business aussi, c'est la revanche. Dans les années 1980, victime d'un associé véreux qu'il appelait « min bästa vän » (mon meilleur ami), Borg avait déposé avec fracas le bilan de ses sociétés qui vendaient des produits à son nom.
Le Figaro (extrait). De notre envoyée spéciale à Stockholm LÉNA LUTAUD 15/10/20